Alan ou « je poursuis mon rêve et je passe à l’action »

devenir styliste mode
(Photo : Yogendra Singh - Unsplash)

Lorsque j’ai rencontré Alan pour un coaching d’orientation, il m’a parlé rapidement de son goût pour la mode et pour le dessin, et d’un métier qui le fait rêver : styliste. Il se verrait bien créer des articles de mode. Nous allons voir au cours du rendez-vous quelles actions concrètes il pourrait mettre en place…

Où en est-il pour l’instant ?

Alan s’apprête en entrer en Terminale et est volontaire pour démarrer un coaching sur son orientation, car il veut avoir le temps de réfléchir avant les échéances à venir.  Je l’écoute me décrire ce qui lui plait dans la mode et le stylisme, et il me parle de la façon de s’habiller comme moyen d’expression, des matières qu’il préfère, des idées qui fusent et des dessins qu’il fait… Ce métier le fait rêver ! Impressionnée par son enthousiasme, je lui demande s’il voudrait me montrer ses dessins. Il me montre ce qu’il a esquissé sur quelques feuilles de brouillon. Nous en discutons, et il finit par me dire qu’il dessinait plus, « avant »… Je m’étonne de cet écart entre ce qui semble être une passion et le fait qu’il y consacre peu de temps. Qu’est-ce qui était différent, avant ? Alan réfléchit, puis finit par dire qu’avant, il n’avait pas de téléphone, mais que maintenant qu’on en parle, le dessin lui manque, il ne fait plus que de petits croquis de temps en temps… Je me garde bien de lui faire la morale sur le téléphone et le temps passé sur divers réseaux sociaux, et nous continuons à explorer ce qu’il aime dessiner.

La peur qui empêche d’agir…

Alan s’anime, me parle de ses sujets de prédilection, du plaisir qu’il a à dessiner des vêtements. Il me dit qu’il y a un carnet de croquis, dans un coin de sa chambre, et qu’ « avant », il l’avait toujours à portée de main. Qu’est-ce qui l’empêche de le reprendre ? Le manque de temps. Je lui demande ce que cela lui apporterait de dessiner un peu tous les jours. Alan parle de plaisir… mais aussi de sa crainte d’avoir perdu, depuis le temps, et de dessiner moins bien. Nous échangeons sur cette peur : comment savoir si effectivement il dessinerait moins bien ? Qu’est-ce qui peut arriver, s’il se remet à dessiner de temps en temps ? Et d’abord qui va juger de la qualité de ses dessins ? Alan réalise alors qu’il n’a rien à perdre, bien au contraire, et que c’est en se remettant à dessiner régulièrement qu’il retrouvera vite son aisance, et qu’il progressera. Il est conscient aussi que les écoles de stylisme ont besoin de voir ce qu’un jeune est capable de produire, avant de l’accepter dans une formation. Alan s’en est vite rendu compte en faisant des recherches sur ce métier  Il a donc besoin de passer à l’action et d’avoir des productions personnelles à présenter.

Le passage à l’action

Au rendez-vous suivant, il sort le fameux carnet de croquis et me montre fièrement ce qu’il a dessiné depuis deux semaines. Le stylisme est une des pistes de métier à explorer pour Alan, qui a d’autres idées. Mais le fait d’avoir dépassé une appréhension et de s’être remis plus assidument au dessin lui a permis de se mettre en mouvement.  C’est une étape importante pour un jeune qui réfléchit à son orientation. Rêver d’un métier est une chose, surmonter  une peur et passer à l’action en est une autre ! Le coaching peut se poursuivre, et Alan continue sérieusement ses recherches entre deux rendez-vous.

Et en tant que parent ?

On est vite tenté de s’étonner de l’écart qu’il peut y avoir entre ce que dit un jeune et ce qu’on le voit faire. Comment se fait-il qu’il parle de faire une prépa, filière exigeante s’il en est, alors qu’on le voit plus souvent en train de bailler aux corneilles que travailler d’arrache-pied ? La réponse est sans doute loin d’être évidente, même pour lui ! Dans ces cas-là, inutile de lui faire des reproches, ou de l’exhorter à changer de comportement. Mieux vaut l’écouter, lui demander comment il imagine cette filière, la transition avec la Terminale, s’il a discuté de la charge de travail avec d’autres jeunes qui ont suivi ce cursus…

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Nota : dans tous les cas concrets que je présente, le prénom de la personne a été changé afin de respecter l’anonymat.

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