Faut-il récompenser l’effort ou le résultat ?

enfant adolescent effort
(photo Yan de Pexels)

J’aime bien cette photo d’un enfant qui s’applique à balayer avec un balai plus grand que lui ! Est-ce que la cour sera parfaitement débarrassée de toutes les feuilles mortes et autres petits débris ? Pas sûr… Cela nous amène à nous poser la question de l’effort et du résultat, et de ce qu’il convient de récompenser.

Les parents sont souvent amenés à se poser cette question, notamment pour le travail scolaire, et il arrive qu’ils fassent un choix sans en avoir vraiment conscience. Faut-il sanctionner un enfant qui a bien préparé une évaluation mais a eu une mauvaise note ? Et quelle attitude adopter face à un autre qui aura fait le strict minimum, voire rien du tout, et ne verra pas le problème puisqu’il a eu la moyenne ?

Commencer par reconnaître ce qui a été bien fait

Mon avis est qu’il faut déjà commencer par reconnaître ce qui a été réussi ou bien fait.  Cela montre à l’enfant qu’on l’a remarqué, ce qui est loin d’être évident :  nous, parents, avons bien souvent tendance à pointer les erreurs d’étourderie qui font perdre des points, ou une définition non sue alors qu’il la connaissait par cœur la veille du contrôle ! A l’inverse, relever ce qui a rapporté des points dans le devoir augmente la confiance que l’enfant à en ses capacités. Cela le rassurera sur le fait qu’il a fait quelque chose de bien, même si au final ses efforts n’ont pas été récompensés autant qu’il l’aurait espéré et que la note globale n’est pas très bonne.

De même qu’il faudrait féliciter ce petit garçon qui balaye la cour ! S’il y a consacré du temps et a enlevé les plus gros débris, n’a-t-il pas fait un effort remarquable ?

Féliciter et encourager l’effort

Plus généralement, il faut absolument féliciter et encourager un enfant qui s’est appliqué, s’est entraîné avant le contrôle, et a révisé sérieusement pour récolter un modeste 11/20 qui le déçoit. Il sera d’autant plus enclin à analyser ses erreurs, et ses réussites, pour faire mieux la prochaine fois, s’il sait que vous reconnaîtrez ses efforts.

Et que faire alors lorsque la note est bonne, ou acceptable, alors qu’il avait fort peu révisé ? Cela vaut le coup de discuter avec un jeune qui a fait le strict minimum, voire rien du tout, et se fiche du résultat (ou au moins en a l’air). En effet, c’est son désinvestissement qui pose problème, plus que la note qu’il a eue. Il a le droit de ne pas comprendre son cours, mais il n’a pas le droit de ne même pas essayer : c’est son travail d’élève. On peut chercher avec lui la cause de son manque d’effort : est-ce qu’il a trop de retard dans cette matière, à laquelle il ne comprend plus rien ? Est-ce que cette matière ne l’intéresse pas ou plus ? Est-ce qu’il a d’autres préoccupations en tête en ce moment, comme une brouille persistante avec un camarade ?

Montrer qu’on attache de l’importance à l’effort plus qu’au résultat montre à nos enfants que l’effort est important. Cela a plus de chances de lui donner envie de se dépasser, en étant rassuré sur le fait que ce n’est pas grave s’il ne réussit pas parfaitement.

Et vous, chers parents, que vous inspirent ces réflexions sur l’effort et le sens que l’on donne à ce qu’on fait ? Je suis curieuse de vous lire !

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