Le Brain Box

brain box apprendre histoire
(photo : éditions Asmodee)

Le jeu Brain Box, qui existe dans différentes versions, permet d’entraîner la mémoire d’une façon que j’ai trouvée plus maline et pertinente que dans beaucoup d’autres jeux. En voici le principe. Un joueur tire une carte sur laquelle figurent plusieurs informations illustrées sur un thème donné. Par exemple, dans la version « Histoire du monde » (voir photo), il peut tirer une carte sur le règne de Jules César, la deuxième guerre mondiale, ou bien encore les premiers peuples d’Australie.

A chaque fois, il y a une série d’informations, que le joueur doit mémoriser en une dizaine de secondes : dates, noms, définitions simples,… Au bout des 10 secondes, l’autre joueur lui prend la carte, la retourne et pose les questions qui figurent au verso. Le premier joueur doit donc répondre en fonction de ses souvenirs ! Plus il a de bonnes réponses, plus il gagne de points.

Savoir répondre à des questions

C’est là que le jeu me semble très adapté aux exigences scolaires. En effet, pour gagner il ne suffira pas de mémoriser les informations par coeur : dès la phase de mémorisation, il faudra se demander à quoi elles peuvent servir. Cela oblige à leur donner du sens, en commençant par anticiper les questions auxquelles elles permettent de répondre.

Par exemple, pour la carte sur l’Australie, on voit un homme souffler dans un didgeridoo. Le joueur qui ne fait l’effort de chercher ce qu’il fait, de faire une analogie avec une flûte, risque fort de mémoriser le mot, mais de buter sur une question qui serait : « Quel est l’instrument de musique des aborigènes ? ». Le mot « didgeridoo », s’il n’est pas rattaché à d’autres notions (l’homme qui joue a des peintures sur le corps comme un aborigène, il souffle dans l’instrument, celui-ci ressemble à une flûte…) reste vide de sens, comme une coquille vide.

Trouver sa stratégie pour mémoriser

En jouant avec des enfants et des ados, il sera intéressant de leur demander quelle stratégie ils ont mis en place pour mémoriser les informations qui sont sur la carte. Est-ce qu’ils la prennent mentalement en photo, pour pouvoir se la « re-projeter » dans leur tête quand on leur pose des questions ? Ou bien est-ce qu’ils se racontent leur contenu ? Est-ce qu’ils font des phrases ? Est-ce qu’ils s’imaginent faisant des gestes pour se décrire ce qui est écrit ? Est-ce qu’ils se souviennent mieux des images ou bien de ce qui est écrit ?
A chaque fois qu’ils ont une bonne réponse, cela vaut le coup de les féliciter et de leur demander comment ils ont fait, pour leur faire prendre conscience de ce qu’ils sont capables de faire !

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